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Farces conjugales - d'après G.Feydeau

farce théâtrale et musicale
vaudeville rock en 3 tableaux
mise en scène de Gilbert Ponté

Après “Phèdre” de Racine, La Birba Compagnie poursuit l’exploration du thème de l’amour, sous l’angle non plus de la tragédie mais de la comédie. Dans l’un et l’autre genre, la même figure récurrente s’impose, celle du couple, figure par laquelle se rejoignent l’hier et l’aujourd’hui. Avec  Feydeau, nous ne sommes pas si loin de la tragédie. Tragédie piteuse des couples bourgeois, tragédie tout court de toute vie en commun lorsqu’on n’a plus rien en commun.
“Farces conjugales” regroupe 3 petites pièces de Georges Feydeau : “Léonie est en avance”, “On purge bébé”, “Hortense a dit j’m’en fous”.
Ne garder de chaque pièce que son épine dorsale, l’énième et absolue crise du couple qui est en son cœur. Mettre en avant la mécanique broyeuse de l’écriture de Feydeau, son intemporalité, lui qui ose tout, des situations les plus vulgaires, qu’il traite sans en avoir l’air (à la manière d’un Aristophane), à un sens de l’absurde qui nie jusqu’à l’existence même des personnages réduits à des pantins (comme chez un Beckett). Traduire l’ensemble sous la forme d’une farce théâtrale et musicale.
Le tout pour quatre comédiens-chanteurs (interchangeables et toujours à vue), tous ensemble et en chansons toniques (pour rendre hommage à l’origine du vaudeville), qui rendent compte de la farce infernale qui se joue chez Feydeau.
Les chansons et la musique rock jouée sur scène sont le "conteur" du spectacle. Elles commentent l'histoire, et elles en sont le lien. Elles  ponctuent les différentes phases du jeu, mais également les différentes pantomimes du spectacle.
C'est dans un espace scénique aux lignes tendues (cubes, podium) qu'évoluent les personnages. Dans un premier temps, des couleurs vives habillent la scène, pour petit à petit évoluer vers un blanc neutre qui rend compte de la folie quasi clinique des personnages de Feydeau et accentue leur comique.
Le “hors théâtre” est souligné de façon inopinée “hors scène” par les comédiens, soit en chantant soit en disant un texte.

Liberté d’expression, théâtre dans le théâtre, parenthèse de l’action, commentaire musical, commentaire critique de la situation, cette liberté de ton correspond précisément aux leviers comiques de Feydeau.

 

Gilbert PONTE

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